Chamonix-Zermatt (1/4) : Argentière - Cabane de Montfort

La première journée commence en douceur par le téléphérique des Grands Montets d'où nous descendons sur le glacier d'Argentière qu'il faut traverser pour gagner le refuge homonyme. Nous pouvons observer l'itinéraire du lendemain : le col du Chardonnet.
Col du Chardonnet, 3323 m, glacier du Milieu, Aiguille d'Argentière
Haut du glacier d'Argentière : Mont Dolent, 3819 m
Comme il est encore tôt nous remontons le glacier des Améthystes, l'occasion d'admirer la barrière constituée par les Courtes, les Droites et l'Aiguille Verte.
Glacier des Améthystes : Courtes, 3856 m, Droites, 4000 m, et Aiguille Verte, 4122 m
La nuit a été glaciale, nous nous levons en pleine nuit et nous devons chausser les crampons pour redescendre du refuge sur le glacier. Là nous mettons les couteaux aux skis pour attaquer la remontée du glacier du Chardonnet qui est assez pentue au début. Dès que le jour point la température remonte vite et l'arrivée au col est agréable.
Aiguille Verte et Grands Montets depuis le col du Chardonnet
L'autre versant est ensoleillé, le versant suisse du col est très raide et équipé d'une main courante. Un grand plat permet de rejoindre le pied de la fenêtre de Saleina, assez raide ce ce côté mais on peut le monter sans déchausser les skis. Nous débouchons sur le plateau de Trient en même temps qu'une nappe de brouillard.
Col du Chardonnet, 3323 m, versant suisse : glacier de Saleina Col du Chardonnet versant suisse : le Grand Combin au loin
Col du Chardonnet, versant suisse Sérac face nord de l'Aiguille d'Argentière Face nord de l'Aiguille d'Argentière, 3900 m
Grande Fourche, fenêtre de Saleina, 3267 m, Aiguilles Dorées Pointes des Planereuses
Plateau du Trient depuis la fenêtre de Saleina
Nous laissons à notre gauche la cabane de Trient et descendons jusqu'à l'aplomb de la fenêtre des Écandies qu'une courte remontée à pied permet d'atteindre. La descente du Val d'Arpette est magnifique pour rejoindre Champex où une navette nous attend pour rejoindre Verbier. Nos efforts ne sont pas terminés : il faut remettre les skis pour monter à la cabane de Monfort où nous arrivons à la nuit tombante. Des chants proviennent de la salle à manger, il s'agit d'un groupe de Basques qui mettent autant d'entrain à faire la fête qu'à skier. Pour ce qui est de se coucher tôt c'est raté.
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